22 septembre 2007
Vers les abysses
Prologue: Je m'engage à ne pas multiplier ce type de post pour le respect de l'équilibre intellectuel de mes lecteurs et du mien. Cependant, si tu t'ennuies, si tu es courageux, si tu as du temps à perdre... n'hésite pas à parcourir ces quelques lignes.
On la connait tous. C'est celle qui vient après, au bout du chemin, certains parlent de tunnel. Toujours est-il que c'est toujours elle qui nous accompagne sur le dernier chemin, soit on monte, soit on descend, quoiqu'il arrive c'est avec elle qu'on effectue le dernier voyage.
Bon nombre sont ceux qui ont peur de la mort. Ce sentiment irrationnel, de peur, celui qui prend aux tripes et qui ne vous lâche qu'une fois le dernier souffle expiré. La peur de la mort est un sentiment hautement narcissique: celui de ne plus être. C'est accorder à sa vie une valeur qui est nécessairement au-dessus de celle des autres, les proches mis à part. Un enfant n'a pas peur de mourir, il a peur de perdre ses parents, sûrement par peur d'être seul, mais aussi parce qu'il accorde une valeur à la vie de ses propres parents en que géniteurs et tûteurs. Ce sentiment avec les années et surtout l'adolescence (âge oh combien ingrât nous le savons tous) se diffuse ou mute pour se concentrer sur l'individu en lui même.
Il est intéressant de constater à quel point ne plus être a été mythifié pour être rendu plus accessible et probablement plus doux au commun des mortels. Qu'y-a-t-il de plus violent que de ne plus être? De passer de l'état vivant à trépas. Brutalement la mécanique s'arrête et on plonge vers des abysses où beaucoup y ont plongé et peu en sont revenu.
Mourir c'est donc ne plus exister, et donc ne plus pouvoir apporter sa contribution à rendre notre monde meilleur. En effet, c'est triste, et particulièrement pour ceux qui restent au vue de l'évolution du monde dans lequel on vit.
Un jour, au détour d'une salle obscure, j'ai entendu un acteur déclamer "La mort ne surpend qu'une seule fois ce qui ne l'attendent pas". Au lieu de catalyser toutes les peurs des sociétés judéo-chrétiennes particulièrement, la mort devrait être conçues comme une fin. (Là ceux qui ont lu jusqu'ici se disent que je me moque bien du lecteur). Oui, je m'explique. Là où le soleil se lève, la philosophie se concentre vers la quête de l'équilibre. Et l'équilibre parfait, celui du corps et de l'esprit est dans la mort. Il s'agit donc là d'une finalité et non d'une fatalité. De même que dans de nombreuses cultures (certes guerrières) la mort est conçue comme un honneur. Cela nous renvoie à la conception de la vie, effectivement lorsqu'elle est mise au service d'une cause, l'on peut concevoir d'y hiérarchiser sa vie eu égard à la cause que l'on sert. Bon alors là, je tiens à préciser que je ne fais pas l'apologie d'une quelconque conception suicidaire voir terroriste de la vie humaine.
Toujours est-il que c'est une question pertinente qui mérite d'être posée: avez-vous peur de la mort? Si tel est le cas pourquoi? Que craignez-vous?
Demain il faudra s'en aller, l'important n'est pas là où on ira ( sous terre a priori), mais plutôt les traces que l'on aura laissé, l'impact qu'aura eu notre court passage dans ce monde sur nos congénères. Alors, jouez, dansez, amusez vous, profitez, faites don de vous même, si la mort n'attend pas, la vie elle attend sûrement beaucoup de vous!
Epilogue: ces propos n'engagent que celui qui les a écrit, si cependant vous vous sentiez l'âme de commenter mes élucubrations... libre à vous.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=357580&pid=6289894
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :
