<?xml version="1.0" encoding="utf-8"?><rss version="2.0" xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/" xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"><channel><title>Musicology</title><link>http://shakakinte.canalblog.com/</link><description>Internal vibrations.</description><language>fr</language><lastBuildDate>Sun, 05 Jul 2009 11:55:00 GMT</lastBuildDate><generator>CanalBlog - http://www.canalblog.com</generator><item><title>Cee-Lo Green Is The Soul Machine</title><dc:creator>shakakinte</dc:creator><link>http://shakakinte.canalblog.com/archives/2007/11/25/7015111.html</link><category>Evasions</category><comments>http://shakakinte.canalblog.com/archives/2007/11/25/7015111.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shakakinte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/7015111/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shakakinte.canalblog.com/archives/2007/11/25/7015111.html</guid><description>&lt;p&gt;	La musique est une introspection. Elle n’est ni force, ni esprit, elle existe par le sentiment qu’elle inspire. C’est &#xe0; travers nos sentiments que la musique vit. Elle mat&#xe9;rialise notre sensibilit&#xe9; et peut-&#xea;tre m&#xea;me un peu plus, elle se mat&#xe9;rialise en chacun d’entre nous, en nous faisant vibrer, en nous faisant adh&#xe9;rer &#xe0; un rythme, en exprimant au fond de nous ce qui par essence ne se d&#xe9;finit pas.&lt;br /&gt;	&lt;br /&gt;	J’aime &#xe0; trouver dans ces quelques phrases la raison de la diversit&#xe9; des go&#xfb;ts musicaux, de l’attirance pour telle ou telle sonorit&#xe9;, ou encore de la profondeur que l’on accorde &#xe0; certains artistes et pas &#xe0; d’autres... Bien s&#xfb;r, tout cela en faisant fi de toute une s&#xe9;rie de param&#xe8;tres socioculturels qui sont bien &#xe9;videmment d’un poids cons&#xe9;quent dans ce que l’on pourrait appeler le conditionnement de l’oreille musicale, et la construction d’une sensibilit&#xe9; propre &#xe0; chacun.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Ma sensibilit&#xe9; a une couleur mais plusieurs voix. Elle a ses rep&#xe8;res, qui aiment parfois &#xea;tre bouscul&#xe9;s, perturb&#xe9;s, interrog&#xe9;s. Alors tout comme je vous pr&#xe9;sente des r&#xe9;f&#xe9;rences qui ne sont plus vraiment de premi&#xe8;re fra&#xee;cheur, je m’attellerai &#xe0; introduire des artistes qui bousculent un peu les normes, qui ouvrent de nouveaux horizons et qui permettent &#xe0; la musique de se d&#xe9;cloisonner et qui font qu’au moment de choisir le style de l’artiste, on r&#xe9;fl&#xe9;chit et on se rend compte qu’on ne parvient pas &#xe0; la parquer tranquillement dans un champ musical. Bon, cela va sans dire je n’irai pas jusqu’&#xe0; vous pr&#xe9;senter les nouveaut&#xe9;s de rap bulgare sur des instrumentales de polka endiabl&#xe9;es, ces artistes font partie du paysage, vous en avez d’ailleurs s&#xfb;rement entendu parl&#xe9;, ne serait-ce qu’une fois, et malheureusement vous ne les connaissez pas assez. Alors faisons ensemble un bon vers ces contr&#xe9;es musicales pas assez explor&#xe9;es et ouvrons bien les oreilles, le reste importe peu (gardez quand m&#xea;me les yeux ouverts jusqu’&#xe0; la fin de l’article...).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cee-Lo Green de la folie au g&#xe9;nie...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Cee-Lo Green de son vrai nom Thomas DeCarlo Callaway est n&#xe9; un 30 Mai de l’ann&#xe9;e 1976 dans la charmante ville de Savannah en G&#xe9;orgie. Petite parenth&#xe8;se g&#xe9;ographique, la principale ville de cet &#xe9;tat sudiste est Atlanta, je tiens juste &#xe0; le souligner car cela aura son importance un peu plus tard. Cee-Lo fait ses premi&#xe8;res armes &#xe0; l’&#xe9;glise du village avant de d&#xe9;buter une carri&#xe8;re musicale &#xe0; l’&#xe2;ge de 20ans, cependant il refuse lui m&#xea;me de se d&#xe9;crire comme un artiste, mais plut&#xf4;t comme un touche &#xe0; tout. En effet, Cee-Lo est incontestablement un homme de projet, un original qui se laisse guider au fil des opportunit&#xe9;s et des diverses illuminations.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Marqu&#xe9; par le hip-hop, la soul, le gospel et des touches de rythm &amp; blues, Cee-Lo a &#xe0; coeur de semer la confusion sur son parcours musical et se construit une identit&#xe9; musicale qui fait de lui un artiste inclassable.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	La carri&#xe8;re musicale de Cee-Lo commence avec le groupe Goodie Mob compos&#xe9; des rappeurs Big Gipp, T-Mo et Khujo, au sein duquel il montre ses capacit&#xe9;s vocales hors du commun (&#xe9;couter “The Damn” sur Still Standing: aussi bien rappeur que chanteur il balaie l’&#xe9;tendue des possibles et bouscule certaines conventions. En 1995, avec l’album Soul Food les Goodie Mobb affirme une identit&#xe9; sudiste marqu&#xe9;e par des basses lourdes et des rythmiques tr&#xe8;s &#xe9;nergiques. Pionniers avec le groupe Outkast (d’Atlanta pour ceux qui suivent toujours) dans ce que l’on appellera un peu plus tard le dirty south et qui sature nos ondes depuis d&#xe9;j&#xe0; quelques ann&#xe9;es. Au cours des cinq ann&#xe9;es de performance du groupe ils produiront trois opus, Still Standing fit suite &#xe0; Soul Food, et la derni&#xe8;re contribution s’intitule World Party.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	C’est lors de la pr&#xe9;paration de World Party que Cee-Lo d&#xe9;cidera de quitter le groupe afin de se consacrer &#xe0; une carri&#xe8;re solo, laissant derri&#xe8;re lui des titres inoubliables tels que “Cell Therapy”, “Soul Food” ou encore “Black Ice” sur lesquels Cee-Lo assure les refrains et quelques couplets. Apr&#xe8;s la s&#xe9;paration du groupe, Goodie Mobb se r&#xe9;unira sans Cee-Lo pour One Monkey Don’t Stop No Show, disque qui soufflera sur les braises encore chaudes d’une rupture mal dig&#xe9;r&#xe9;e par les forces en pr&#xe9;sence. Cependant, les Goodie Mobb se d&#xe9;fendront d’avoir voulu offenser Cee-Lo, c’est l’industrie enti&#xe8;re qui &#xe9;tait vis&#xe9;e et notamment la grande maison de disque Arista.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cavalier seul&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Arista, parlons-en. Nous sommes en 2000, Outkast vient d’exploser les charts avec Stankonia album sur lequel figure l’immortelle Ms Jackson (et ses chats qui chantent...) et agite devant l’industrie du disque le drapeau d’Atlanta centre de toutes les attentions musicales. Dans le m&#xea;me temps, la soul retrouve un nouveau souffle port&#xe9; par Alicia Keys, Jill Scott et Macy Gray. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Toujours &#xe0; l’aff&#xfb;t d’une opportunit&#xe9; de s’en mettre plein les poches, de faire &#xe9;merger de nouveaux talents, le patron d’Arista (L.A Reid) d&#xe9;cide de lancer la carri&#xe8;re solo de Cee-Lo en lui permettant de produire son premier album: “Cee-Lo And His Perfect Imperfections” en 2002. A la surprise g&#xe9;n&#xe9;rale cet album ne sonne absolument pas comme tout ce qu’il avait pu faire jusqu’&#xe0; pr&#xe9;sent: il ouvre une nouvelle voie, &#xe0; mi chemin entre les sonorit&#xe9;s contemporaines (Outkast...) et des sonorit&#xe9;s bien plus classiques de la soul et du gospel. “Cee-Lo And His Perfect Imperfections” renverse les id&#xe9;es pr&#xe9;-con&#xe7;ues et apporte une contribution tr&#xe8;s particuli&#xe8;re &#xe0; une industrie du disque qui semble parfois cruellement manquer de cr&#xe9;ativit&#xe9; et fort logiquement ne rencontre pas le succ&#xe8;s qu’on aurait pu lui pr&#xe9;dire... trop novateur dirons certains, le public n’est pas pr&#xea;t. Et malgr&#xe9; une tr&#xe8;s bonne promotion et un single renversant “Closet Freak” produit par Timbaland (qui &#xe9;tait certes &#xe0; cette &#xe9;poque un peu au creux de la vague) les ventes n’atteindront jamais les attentes. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/43/98/357580/19445655.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;images_3&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/43/98/357580/19445655_p.jpeg&quot; width=&quot;104&quot; height=&quot;104&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Je ne r&#xe9;siste pas &#xe0; l’envie de partager avec vous la vid&#xe9;o de ce titre qui r&#xe9;v&#xe8;le un peu la folie du personnage mais aussi tout son charme:&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;object width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;param name=&quot;movie&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/gQAHMj2qFxE&amp;rel=1&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name=&quot;wmode&quot; value=&quot;transparent&quot;&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src=&quot;http://www.youtube.com/v/gQAHMj2qFxE&amp;rel=1&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; wmode=&quot;transparent&quot; width=&quot;425&quot; height=&quot;355&quot;&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Cet album est d’une incroyable richesse musicale et je vous recommande tr&#xe8;s chaleureusement le “El Dorado Sunrise” (Super Chicken)”, et je vous laisse vagabonder entre les th&#xe9;matiques explor&#xe9;es par l’artiste, parfois profondes, parfois l&#xe9;g&#xe8;res mais toujours d’une musicalit&#xe9; d&#xe9;concertante. Capable de se promener dans le domaine du gospel de sa voix l&#xe9;g&#xe8;re et rugueuse il bascule aussi rapidement dans un rap endiabl&#xe9;, &#xe9;corch&#xe9;, envo&#xfb;tant...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt; Loin de manquer d’inspiration (et d’amis), Cee-Lo r&#xe9;cidive deux ans plus tard avec “Cee-Lo Green Is The Soul Machine”, album sur lequel figure des invit&#xe9;s de renoms aussi bien producteurs qu’artistes. Cet album s’inscrit dans la continuit&#xe9; du premier soutenu par des valeurs s&#xfb;res (permettant un meilleur succ&#xe8;s commercial): Timbaland, Jazze Pha, Pharrell, Ludacris, T.I. On retiendra que malgr&#xe9; les nombreuses collaborations cela reste un album 100% Cee-Lo Green... j’y reviendrai un peu plus tard.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Cons&#xe9;cration&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	C’est en 2006 que la carri&#xe8;re de Cee-Lo Green va conna&#xee;tre son plus grand tournant, au travers du projet Gnarls Barkley.&lt;br /&gt;	En 1998, Cee-Lo Green rencontre Danger Mouse au cours d’un &#xe9;v&#xe9;nement musical, suite &#xe0; cette rencontre Danger Mouse (qui rappelons le a &#xe9;t&#xe9; est responsable du “Grey Album” mais aussi de quelques productions pour Gorillaz) laisse &#xe0; Cee-Lo un petit &#xe9;chantillon musical de son travail et lui demande de l’appeler si un jour il est int&#xe9;ress&#xe9; par un &#xe9;ventuelle coop&#xe9;ration. Ils ne seront contacteront jamais jusqu’&#xe0; ce que Cee-Lo soit contact&#xe9; pour appara&#xee;tre sur le remix du titre “What U Sittin’ On?” de Danger Mouse. C’est alors que commence le projet Gnarls Barkley entre les deux artistes qui verra la cr&#xe9;ation d’un album commun “St. Elsewhere” et son tube intergalactique “Crazy”. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/79/76/357580/19445677.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;images_1&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/79/76/357580/19445677_p.jpeg&quot; width=&quot;122&quot; height=&quot;102&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Tournant artistique, parce que pos&#xe9; sur d’inamovibles bases, Cee-Lo s’aventure sur des th&#xe9;matiques perturbantes qui feront de Gnarls Barkley le projet le plus musicalement abouti de l’ann&#xe9;e 2006 dans le domaine (le d&#xe9;c&#xe8;s de sa m&#xe8;re l’ayant plong&#xe9; dans une profonde d&#xe9;pression dont les s&#xe9;quelles s’expriment tr&#xe8;s clairement dans les lyrics de l’album).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;Cee-Lo Green Is The Soul Machine:&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/54/57/357580/19445696.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;images&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/54/57/357580/19445696_p.jpeg&quot; width=&quot;121&quot; height=&quot;118&quot; border=&quot;0&quot; style=&quot;float: left; margin: 0px 5px 5px 0px;&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Deuxi&#xe8;me opus solo (et dernier en date) de l’artiste &#xe9;dit&#xe9; en 2004 chez Arista, Cee-Lo Green is The Soul Machine vient confirmer l’in&#xe9;galable talent vocal de l’artiste mais aussi ses qualit&#xe9;s de producteurs. Les producteurs parlons-en rapidement, on retrouve dans l’armada: Timbaland, Jazze Pha et Pharrell... aucun des trois n’est &#xe0; pr&#xe9;senter, ils font r&#xe9;f&#xe9;rence dans le domaine et apporte leur notori&#xe9;t&#xe9; au service d’un album de qualit&#xe9;. Mais les meilleurs des trois restant... Cee-Lo lui m&#xea;me. Je ne suis pas vraiment enthousiaste &#xe0; l’id&#xe9;e d’&#xe9;couter un album qui regorge de participation ext&#xe9;rieur, j’ai la sensation que l’artiste cherche &#xe0; compenser un manque par une pr&#xe9;sence de stars (un peu trop pr&#xe9;sentes parfois). Ajoutons &#xe0; la liste des pr&#xe9;sents les rappeurs T.I, Ludacris, et Goodie Mob. Le menu est riche, reste &#xe0; savoir ce que l’on a dans l’assiette.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	L’emballage est une incitation au voyage. Sobre et l&#xe9;g&#xe8;re, un fond de ciel bleu, des lunettes dans lesquelles se refl&#xe8;tent les multiples personnalit&#xe9;s de Cee-Lo. Embarquons tout ensemble vers un voyage musical dont nous ne reviendrons pas indemne.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	L’introduction est br&#xe8;ve, touchante, et d’un narcissisme propre &#xe0; Cee-Lo. Petit entretien entre le fils et son p&#xe8;re autoproclam&#xe9; “The Soul Machine”. Pas de r&#xe9;pit, Cee-Lo dans une atmosph&#xe8;re gospel vient d&#xe9;fendre son titre &#xe0; grand renfort de lyrics dynamite et d’un choeur &#xe0; vous renverser de votre fauteuil. Le ton est donn&#xe9;, Cee-Lo vous d&#xe9;livre une &#xe9;nergie brute, positive et in&#xe9;dite, vous n’avez plus rien &#xe0; faire, il est au commande. Chaque titre est une surprise. Vous pensez cerner le personnage, chaque titre vous rappelle sa cr&#xe9;ativit&#xe9; et sa puissance vocale. &lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Arrivent assez rapidement les fruits des collaborations, celle produite par Pharrell Williams (des Neptunes) est un petit bijou. Loin de se laisser embarquer dans un univers qui ne lui correspond pas, Cee-Lo impose son style, ses paroles, ses rythmiques. Mention sp&#xe9;ciale &#xe0; “The Art of Noise”, avec son final en scat (g&#xe9;nial), son texte poignant “And I Sing Because I’M Happy, and I Sing Because I’m Free”. On en redemande.	&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;	L’album avance &#xe0; un rythme d&#xe9;mentiel, et il n’y a pas d’autre choix que de se laisser porter. C’est alors, qu’arrive le titre phare de cet album “I’ll Be Around” produit par l’incontournable Timbaland (qui semble avoir per&#xe7;u l’essence du personnage). Ce titre n’est autre qu’un “Closet Freak” bis, le retour des cuivres, des percussions si sp&#xe9;cifiques au producteur, et une complicit&#xe9; ind&#xe9;niable entre les deux artistes.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	La pr&#xe9;sence des cuivres apporte &#xe0; cet album une touche tr&#xe8;s soul, et pourtant les rythmiques y sont parfois hip-hop, rythm &amp; blues, inclassable. Comme tout album soul qui se respecte le th&#xe8;me de l’amour est pr&#xe9;sent mais pas r&#xe9;current, “The One”, “I’ll Be Around”, “My Kind Of People”. On surprend Cee-Lo &#xe0; chanter, rapper, assurer lui m&#xea;me les choeurs, il est partout et &#xe0; chaque fois d’une mani&#xe8;re diff&#xe9;rente. La perle est cependant &#xe0; chercher un peu plus loin. Les cuivres sont l&#xe0;, les percussions feutr&#xe9;es et la basse funky se fait discr&#xe8;te, “All Day Love Affair” est une merveille. De celle que l’on &#xe9;coute le matin au r&#xe9;veil pour &#xea;tre &#xe0; coup s&#xfb;r de bonne humeur, o&#xf9; que l’on &#xe9;coute pour se rappeler simplement &#xe0; quel point la vie est d&#xe9;licieuse. Ce morceau ne s’&#xe9;coute pas, il se savoure du bout des oreilles. Chaque ingr&#xe9;dient est instill&#xe9; dans une quantit&#xe9; qui frise la perfection, l’harmonie et l’alchimie. Cee-Lo n’est pas en reste, en d&#xe9;montrant que entre tous ses talents, le plus d&#xe9;velopp&#xe9; est s&#xfb;rement l’art de la soul, crooner, s&#xe9;ducteur... Ambiance que l’on retrouve dans le dynamique “When We Were Friends”, un pur hymne &#xe0; la musique.&lt;br /&gt;	Finalement, c’est sur “Let’s Stay Together”, qui n’est pas sans nous rappeler le titre du tr&#xe8;s grand Al Green, que Cee-Lo nous livre encore une facette de sa recette soul. Sensuelle, riche et touchante. Avec l’aide de Pharrell, &#xe0; la production et sur le refrain, on se laisse envahir par la voix p&#xe9;n&#xe9;trante et une rythmique qui nous ram&#xe8;ne dans le Memphis des ann&#xe9;es 70. Nous sommes ici et l&#xe0;, dans cette ambiance neo-soul r&#xe9;invent&#xe9;e, et nous assistons impuissant &#xe0; cette d&#xe9;monstration de sensualit&#xe9; (d’&#xe9;rotisme?) qui ne laissera personne indiff&#xe9;rent (“Die Trying”).&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/90/87/357580/19445722.jpeg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;img alt=&quot;images_2&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/90/87/357580/19445722_p.jpeg&quot; width=&quot;117&quot; height=&quot;102&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;br /&gt;	Le hip-hop n’est jamais loin, mais pas forc&#xe9;ment comme on l’attend. En effet, Cee-Lo nous propose un rap d’un autre monde, et dans son jardin d’enfants, les autres sont bien oblig&#xe9;s de s’adapter. Ludacris accompagne avec aisance un Cee-Lo d&#xe9;cha&#xee;n&#xe9; sur “Child Playz”. On le retrouve omnipr&#xe9;sent sur une instrumentale psych&#xe9;d&#xe9;lique presque exclusivement compos&#xe9; de basses et de xylophones. Arrive le couplet de Ludacris et il donne l’impression de calmer la donne, avant que Cee-Lo reprenne les choses en main et nous envoie un dernier couplet stratosph&#xe9;rique. Mais &#xe0; Luda d’&#xea;tre pass&#xe9;...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Il y a de ces morceaux sans &#xe9;quivalent. L’album en est truff&#xe9;. Cee-Lo multiplie les r&#xe9;f&#xe9;rences. “Selling Soul” commence comme un classique funk, l’instrumental nous replonge dans les p&#xe9;rip&#xe9;ties de Shaft alors que Cee-Lo ne chante ni rappe mais parle. Succ&#xe8;de la deuxi&#xe8;me partie, d&#xe9;pouill&#xe9;e, riche en texte, presque lugubre. En quelques minutes il jette un certain malaise. L’auditeur est perdu, o&#xf9; allons-nous donc?&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	Cee-Lo Green nous livre son univers, ses personnalit&#xe9;s, parfois joyeuse, lugubre, complexe. Un deuxi&#xe8;me partie du disque est consacr&#xe9;e &#xe0; des titres que l’on peut relier &#xe0; la partie Goodie Mob, celle d’un hip-hop du sudiste muscl&#xe9; et &#xe9;nergique. “Evening News”, “Glockappella”, “Scrap Metal” sont l&#xe0; pour nous rappeler que du chemin a &#xe9;t&#xe9; parcouru mais que l’artiste reste fid&#xe8;le &#xe0; ses valeurs.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;	La derni&#xe8;re piste file, et la premi&#xe8;re chose que l’on souhaite c’est appuyer de nouveau sur la touche “Lecture”. Le plat est riche, le plaisir est intense, la gourmandise est de guise. On veut &#xea;tre s&#xfb;r de ne pas en perdre une miette. Cee-Lo Green, homme &#xe9;lastique, nous a envo&#xfb;t&#xe9;, touch&#xe9;, &#xe9;mu, boulevers&#xe9;... Quelques soient les sentiments qui vous ont travers&#xe9;, vous n’aurez qu’une envie, en savourer encore et encore.&lt;/p&gt;</description><pubDate>Sun, 25 Nov 2007 16:16:00 GMT</pubDate></item><item><title>Tribute To Marvin Gaye</title><dc:creator>shakakinte</dc:creator><link>http://shakakinte.canalblog.com/archives/2007/11/02/6754309.html</link><category>Soulful</category><comments>http://shakakinte.canalblog.com/archives/2007/11/02/6754309.html#comments</comments><wfw:commentRss>http://shakakinte.canalblog.com/feeds/rss/comments/post/6754309/</wfw:commentRss><guid isPermaLink="true">http://shakakinte.canalblog.com/archives/2007/11/02/6754309.html</guid><description>&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Cet article me tient particuli&#xe8;rement &#xe0; coeur dans la mesure o&#xf9; il concerne un artiste qui me fascine. Il me fascine pour de nombreuses raisons, par sa complexit&#xe9; car au travers de sa musique il a essay&#xe9; de d&#xe9;voiler toutes ses facettes m&#xea;me les plus tortur&#xe9;es, par son engagement en se battant contre les in&#xe9;galit&#xe9;s sociales, mais aussi par son pouvoir presque surnaturel sur les repr&#xe9;sentantes de la gent f&#xe9;minine (&#xe9;coutez la version live de &#xab; Distant Lover &#xbb; et vous comprendrez). Il est difficile de comprendre le travail de Marvin Gaye si l’on ne conna&#xee;t pas sa vie… &lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot; size=&quot;3&quot;&gt;&lt;strong&gt;Marvin Gaye&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/84/73/357580/18676822.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;img height=&quot;150&quot; alt=&quot;motown_gaye7&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/84/73/357580/18676822_p.jpg&quot; width=&quot;135&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Artiste mondialement connu gr&#xe2;ce &#xe0; son titre &#xab; Sexual Healing &#xbb; l’ensemble de son œuvre reste pourtant m&#xe9;connu du grand public. C’est la raison pour laquelle j’ai ce mois-ci d&#xe9;cid&#xe9; de d&#xe9;dier ma rubrique &#xe0; cet immense artiste qu’est Marvin Gaye.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Marvin Gaye est l’un des artistes les plus talentueux, visionnaires jamais lanc&#xe9;s par la Motown (label noir am&#xe9;ricain ayant lanc&#xe9; des artistes comme les Jackson 5, Diana Ross, Stevie Wonder, Boyz II Men..). Marvin Gaye est l’un des artistes qui a particip&#xe9; &#xe0; l’&#xe9;volution de la musique noire am&#xe9;ricaine, musicalement mais aussi politiquement. Ambassadeur d’un R&amp;amp;B plut&#xf4;t propre sur lui mais tr&#xe8;s intense, il a ensuite &#xe9;volu&#xe9; en chanteur de Soul music sophistiqu&#xe9;e et profond&#xe9;ment impliqu&#xe9;e politiquement, livrant dans chaque chanson une partie de lui-m&#xea;me. Son travail n’a pas seulement red&#xe9;fini la soul music en tant que puissance cr&#xe9;atrice mais aussi &#xe9;tendue son impact en tant qu’acteur d’un changement social.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Marvin Pentz Gay, Junior (&#xe0; l’instar de son h&#xe9;ro Sam Cooke, Marvin a ajout&#xe9; un &#xab; e &#xbb; &#xe0; la fin de son nom de sc&#xe8;ne) est n&#xe9; le 2 Avril 1939 &#xe0; Washington, D.C. Le deuxi&#xe8;me des trois enfants de la famille du r&#xe9;v&#xe9;rend Marvin Gay Senior, qui officiait dans la &#xab; Maison de Dieu &#xbb;, une secte chr&#xe9;tienne tr&#xe8;s conservatrice qui m&#xea;lait des &#xe9;l&#xe9;ments de l’orthodoxie, du juda&#xef;sme et qui imposait un code de conduite tr&#xe8;s stricte &#xe0; ses adeptes puisque les vacances &#xe9;taient interdites. Le jeune Marvin commen&#xe7;a &#xe0; chanter &#xe0; l’&#xe2;ge de trois ans &#xe0; l’&#xe9;glise, et devint rapidement le soliste du chœur. Plus tard il se mit au piano et &#xe0; la batterie, et la musique devint l’&#xe9;chappatoire des cauchemars quotidiens que lui faisaient endurer son p&#xe8;re qui le battit durant toute son enfance.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Apr&#xe8;s avoir obtenu son baccalaur&#xe9;at, Gaye s’enr&#xf4;la dans l’US Air Force ; et &#xe0; la fin de son temps de service retourna &#xe0; Washington et commen&#xe7;a &#xe0; chanter dans des groupes de plus ou moins bon niveau, occasionnellement il se joignit au &#xab; Rainbows &#xbb; qui semblaient rencontrer un succ&#xe8;s local assez important. Avec l’aide de leur mentor Bo Diddley,, les Rainbows sortirent un single sur le petit label Okeh, ce qui leur permit d’attirer l’attention de chanteur Harvey Fuqua, qui en 1958 recruta le groupe pour assurer les backgrounds vocaux de son prochain album, les &#xab; Rainbows &#xbb; devinrent les &#xab; Moonglows &#xbb;.&lt;br /&gt;Apr&#xe8;s avoir d&#xe9;m&#xe9;nag&#xe9; sur Chicago, les Moonglows enregistr&#xe8;rent quelques titres pour &#xab; Chess &#xbb;, inclua le superbe &#xab; Mama Loocie &#xbb; en 1959. Lors d’une tourn&#xe9;e dans le MidWest des Etats-Unis, le groupe se produisit &#xe0; Detroit o&#xf9; Marvin Gaye l’&#xe9;l&#xe9;gant t&#xe9;nor et ses trois octaves vocaux gagna l’int&#xe9;r&#xea;t de Berry Gordy Jr qui le signa &#xe0; la Motown en 1961.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Il d&#xe9;buta sa carri&#xe8;re &#xe0; la Motown en devenant le batteur occasionnel de Smokey Robinson &amp;amp; The Miracles, LA star de la motown de ce d&#xe9;but des ann&#xe9;es 60. A l’occasion d’une session d’enregistrement il fit la connaissance de la sœur de Gordy, Anna qu’il &#xe9;pousa en fin d’ann&#xe9;e 61. Essayant de lancer sa carri&#xe8;re solo, Marvin Gaye travailla &#xe9;norm&#xe9;ment pour trouver sa voix et plusieurs titres furent de cuisants &#xe9;checs. Finalement c’est &#xe0; la quatri&#xe8;me tentative qu’il parvint &#xe0; se faire remarquer avec le titre &#xab; Stubborn Kind Of Fellow &#xbb; en 1962. Le succ&#xe8;s arriva en 1963 avec &#xab; Hitch Hike &#xbb; et surtout &#xab; Can I Get A Witness &#xbb; qui reste comme le premier grand tube de Marvin Gaye, se classa dans le Top 30.&lt;br /&gt;Il encha&#xee;na la m&#xea;me ann&#xe9;e avec &#xab; Pride and Joy &#xbb;, qui se placa dans le Top 10. Gaye se vit endosser le r&#xf4;le de chanteur R&amp;amp;B polic&#xe9;, et son d&#xe9;sir &#xe9;tait de devenir un crooner d&#xe9;livrant de suaves et romantiques ballades, allant &#xe0; contre courant de la politique de la Motown qui n’avait pour priorit&#xe9; de classer ses artistes dans les sharts. Et cette bataille entre les exigences de la Motown et ses d&#xe9;sirs artistiques allait continuer de la tirailler pendant encore de nombreuses ann&#xe9;es.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/80/26/357580/18676863.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;img height=&quot;150&quot; alt=&quot;Marvin&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/80/26/357580/18676863_p.jpg&quot; width=&quot;111&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Avec &#xab; Together &#xbb; (1964), une compilation de titres en duo avec la chanteuse Mary Wells, Gaye sortit son premier album &#xe0; succ&#xe8;s puisqu’il f&#xfb;t class&#xe9; dans les sharts, cet album contenant quelques perles &#xab; Once Upon A Time &#xbb;, et &#xab; What’s The Matter With You, Baby ? &#xbb; qui rencontr&#xe8;rent un vif succ&#xe8;s. Mais pouss&#xe9; par le d&#xe9;sir de donner &#xe0; sa carri&#xe8;re solo un &#xe9;lan significatif, Gaye continua d’enregistrer des titres dont &#xab; Ain’t That Peculiar &#xbb;, &#xab; I’ll Be Doggone &#xbb; et &#xab; How Sweet It Is &#xbb; qui se class&#xe8;rent de le Top Ten d&#xe8;s leur sortie en 1964 et restent des classiques de l’artiste. Au total, au cours de l’ann&#xe9;e 1965 il pla&#xe7;a 39 de ses titres dans le tr&#xe8;s &#xab; select &#xbb; Top 40 de la Motown, et beaucoup de ces titres avaient &#xe9;t&#xe9; &#xe9;crits et arrang&#xe9;s par ses soins. Avec Kim Weston, le deuxi&#xe8;me de ses plus importants partenaires vocaux il signa &#xab; It Takes Two &#xbb;, un titre dont la profondeur n’a d’&#xe9;gal que la puret&#xe9; de la voix de cet artiste hors du commun.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Quoiqu’il en soit ses plus beaux duos furent enregistr&#xe9;s avec Tammi Terrell, avec laquelle il signa une grande s&#xe9;rie de hits tels que &#xab; Ain’t No Mountain High Enough &#xbb;, &#xab; Your Precious Love &#xbb; suivi en 1968 de &#xab; Ain’t Nothing Like The Real Thing &#xbb; et &#xab; You’re All I Need To Get By &#xbb; (tous pr&#xe9;sents sur le Best Of de l’artiste sorti en 2002). Mais cette combinaison magique connut une fin tragique puisque en 1967 lors d’un concert en Virginie, Tammi s’effondra dans les bras de Marvin Gaye. Atteint d’une tumeur au cerveau, elle fut contrainte de mettre fin &#xe0; sa carri&#xe8;re et s’&#xe9;teignit le 16 Mars 1970. Sa maladie et sa disparition affect&#xe8;rent profond&#xe9;ment Marvin Gaye qui renoua avec le succ&#xe8;s en 1968 avec l’un des plus beaux titres qu’il n’ait jamais chant&#xe9; &#xab; I Heard It Through The Grapevine &#xbb;.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: center;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://storage.canalblog.com/72/91/357580/18676881.jpg&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;&lt;img height=&quot;150&quot; alt=&quot;9177f&quot; src=&quot;http://storage.canalblog.com/72/91/357580/18676881_p.jpg&quot; width=&quot;150&quot; border=&quot;0&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;En m&#xea;me temps, Marvin Gaye fut confront&#xe9; &#xe0; de nombreux probl&#xe8;mes personnels notamment son mariage qui peu &#xe0; peu sombrait. Il trouvait aussi que les exigences de la Motown &#xe9;tait de plus en plus d&#xe9;phas&#xe9;es par rapport &#xe0; la r&#xe9;alit&#xe9; des changements que connaissait la nation depuis quelques ann&#xe9;es. C’est la raison pour laquelle apr&#xe8;s avoir &#xe9;mis &#xab; Too Busy Thinking About My Baby &#xbb; et &#xab; That’s The Way Love Is &#xbb;, il sortit volontairement du syst&#xe8;me pendant l’ann&#xe9;e 1970. Il refit surface en 1971 avec l’album autoproduit &#xab; What’s Going On ? &#xbb; , qui abordait des sujets profonds et venait musicalement trancher avec ce que Marvin Gaye avait pu faire jusqu’&#xe0; pr&#xe9;sent. Cet album changea &#xe0; jamais la face de la musique noire am&#xe9;ricaine. Musicalement il donna aux percussions une grande importance en laissant la part belle &#xe0; des compositions tr&#xe8;s jazzy, ce qui produisait un son remarquablement fluide et tr&#xe8;s &#xab; soulful &#xbb;. &#xab; What’s Going ? &#xbb; est la pi&#xe8;ce ma&#xee;tresse de l’œuvre de Marvin Gaye, qui d&#xe9;voila les croyances les plus profondes de l’artistes et reste un t&#xe9;moignage poignant de l’engagement politique de l’artiste contre la pauvret&#xe9;, la discrimination, la consommation de drogue, la corruption des hommes politiques (alors que nous sommes en pleine Guerre Froide…). L’un de ses titres phares concernent la guerre du Vietnam, dans lequel il adopte, sous la forme d’un t&#xe9;moignage, le point de vue de son fr&#xe8;re Frankie lui-m&#xea;me soldat r&#xe9;cemment revenu du front.&lt;br /&gt;L’ambition et la complexit&#xe9; de &#xab; What’s Going On ? &#xbb; mirent une claque &#xe0; Berry Gordy qui initialement avait refus&#xe9; de diffuser l’album ; et il finit par c&#xe9;der bien qu’il reconnut ne pas comprendre le sens de cet album ( ???). Gaye jubila lorsque le titre &#xab; What’s Going On &#xbb; extrait de l’album de m&#xea;me nom vint se classer deuxi&#xe8;me des sharts de l’ann&#xe9;e 1971, suivit la m&#xea;me ann&#xe9;e de &#xab; Mercy Mercy Me (The Ecology) &#xbb; et &#xab; Inner City Blues (Make Me Wanna Holler) &#xbb;. Le succ&#xe8;s de cet album permit &#xe0; Gaye de garder le contr&#xf4;le de son travail sur les albums suivants et permit &#xe0; d’autres artistes de la Motown d’obtenir plus de libert&#xe9;s artistiquement, ou alors comme Stevie Wonder de prendre le contr&#xf4;le de leur avenir musical.&lt;br /&gt;C’est ainsi que 1972, Gaye changea encore de direction acceptant de tourner le policier (purement blaxploitation) &#xab; Trouble Man &#xbb;. Le bande original de ce film f&#xfb;t ax&#xe9;e sur un effort instrumental plus que vocal, r&#xe9;v&#xe9;lant l’int&#xe9;r&#xea;t croissant de l’artiste pour le jazz.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;L’&#xe9;rotisme de son œuvre atteint son paroxysme en 1973 dans l’album on ne peut plus explicite &#xab; Let’s Get It On &#xbb;, un des plus albums les plus charg&#xe9;s en connotations sexuelles jamais enregistr&#xe9; par l’artiste jusqu’&#xe0; pr&#xe9;sent. Cet album est un intense travail de luxure et de d&#xe9;sir, et il devint l’album qui rencontra le plus grand succ&#xe8;s commercial de toute sa carri&#xe8;re. &#xab; Let’s Get It On &#xbb; marqua &#xe9;galement un autre changement dans l’&#xe9;volution des textes de Marvin Gaye, passant de son intense engagement politique &#xe0; des textes profond&#xe9;ment personnels souvent introspectifs. Apr&#xe8;s avoir travaill&#xe9; avec Diana Ross pour une s&#xe9;rie de duo en 1973, il se concentra ses efforts sur un nouvel album solo &#xab; I Want You &#xbb; (popularis&#xe9; sur l’album du chanteur R&amp;amp;B Montell Jordan dans son album &#xab; Let’s Ride &#xbb;). La sortie de cet album dut &#xea;tre repouss&#xe9; &#xe0; cause de la proc&#xe9;dure de divorce engag&#xe9;e par sa femme au cours de l’ann&#xe9;e 1975. La dissolution du mariage plongea Marvin Gaye dans une spirale infernale, et il passa la plus grande partie de son temps au tribunal au cours des ann&#xe9;es 70. Pour palier l’absence de Marvin des studios, la Motown sortit un album Live en 1977, qui lan&#xe7;a le tr&#xe8;s disco (et purement commercial) titre &#xab; Got To Give It Up &#xbb; (repris avec succ&#xe8;s par Aaliyah sur son album &#xab; One In A Million &#xbb;).&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;Le jugement de la cours contraignit Gaye &#xe0; payer des substantifiques indemnit&#xe9;s &#xe0; sa femme, ce qui l’obligea &#xe0; sortir un nouvel album dont toutes les royalties seraient revers&#xe9;es &#xe0; son ex femme. En 1978 il sortit donc un double album intitul&#xe9; &#xab; Here &#xbb; et &#xab; My Dear &#xbb; qui abordaient tous les deux sa tumultueuse relation de couple, &#xe0; tel point que son ex femme estima que ces albums repr&#xe9;sentaient une entrave &#xe0; se vie priv&#xe9;e (c’est dire…).&lt;br /&gt;En temps, Marvin se remaria et commen&#xe7;a l’&#xe9;criture d’un nouvel album &#xab; Lover Man &#xbb;, mais se projet &#xe9;choua. En effet le single &#xab; Ego Tripping Out &#xbb; (qui fut le titre le plus personnel de Marvin dans lequel il livrait les deux parties de lui-m&#xea;me : l’aspect spirituel et l’apect sexuel) re&#xe7;ut un accueil tr&#xe8;s froid de la part du public ce qui provoqua l’annulation de l’album.&lt;br /&gt;Ses probl&#xe8;mes de drogue grandissant, son mariage avec sa nouvelle femme Janis commen&#xe7;a &#xe0; battre de l’aile, il d&#xe9;m&#xe9;nagea alors &#xe0; Hawaii dans l’attente de se sortir de ses affaires personnelles.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;En 1981, ses difficult&#xe9;s financi&#xe8;res persistant, et la pression du fisc am&#xe9;ricain se faisant de plus en plus pesante, Gaye s’exile en Europe o&#xf9; il commence &#xe0; travailler sur l’ambitieux projet &#xab; In Our Lifetime &#xbb; qui est une profonde r&#xe9;flexion philosophique, ce projet attise les tensions en Gaye et la Motown d&#xe9;j&#xe0; exacerb&#xe9;es par l’&#xe9;dition par la fameuse major d’un album de remixes de l’artiste sans son consentement. De plus, Gaye fait souligner que ces remixes alt&#xe8;rent nettement la qualit&#xe9; de son travail, et ne sont qu’une parodie de sa propre musique. Par cons&#xe9;quent il file chez l’ennemi… c&apos;est-&#xe0;-dire Columbia en 1982, bien que son comportement soit du plus en plus erratique, il continue de se battre contre sa d&#xe9;pendance &#xe0; la coca&#xef;ne et fait un retour triomphant gr&#xe2;ce &#xe0; l’album &#xab; Midnight Love &#xbb;, et s’assure les gr&#xe2;ces du public en signant le superbe &#xab; Sexual Healing &#xbb;. Ce titre permit &#xe0; Marvin Gaye de revenir sur le devant de la sc&#xe8;ne, et en 1983 il se r&#xe9;concilia avec Berry Gordy en apparaissant &#xe0; un show t&#xe9;l&#xe9;vis&#xe9; c&#xe9;l&#xe9;brant l’anniversaire de la Motown. La m&#xea;me ann&#xe9;e, il interpr&#xe9;ta l’hymne national am&#xe9;ricain lors du All Star Game (match de Gala regroupant les meilleurs joueurs de la ligue de basketball am&#xe9;ricain), cette interpr&#xe9;tation de &#xab; Star Spangled Banner &#xbb; f&#xfb;t s&#xfb;rement l’une des plus controvers&#xe9;es mais aussi l&#xe9;gendaires que l’on n’est jamais eu &#xe0; entendre. Cette apparition sc&#xe9;nique fut la derni&#xe8;re de Marvin Gaye.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;font face=&quot;georgia, times new roman, times, serif&quot;&gt;En effet, les lumi&#xe8;res de la sc&#xe8;ne, et son retour &#xe0; la popularit&#xe9; le firent replonger dans la coca&#xef;ne ; et finalement ses d&#xe9;mons le contraindrent &#xe0; refouler le sol am&#xe9;ricain, o&#xf9; il emm&#xe9;nagea au domicile de ses parents afin de reprendre le contr&#xf4;le de sa vie. Tragiquement, son retour &#xe0; la maison ne fit qu’exacerber cette spirale qui le plongea dans une grave d&#xe9;pression, et Gaye mena&#xe7;a de se suicider &#xe0; de nombreuses reprises. Finalement, le 1er Avril 1984 la veille de son 45e anniversaire, une violente querelle &#xe9;clata entre son p&#xe8;re et lui, et suite &#xe0; cette altercation Marvin Gaye Senior abattit son fils d’un coup de fusil.&lt;br /&gt;La mort de l’artiste provoqua instantan&#xe9;ment une r&#xe9;&#xe9;valuation de son travail, et le grand public red&#xe9;couvrit avec plaisir l’album &#xab; What’s Going On ? &#xbb;, qui reste l’un des albums les plus marquants de la Soul / R&amp;amp;B moderne. C’est en 1987 qu’il entra au &#xab; Hall Of Fame &#xbb; des stars de la musique, il avait ainsi gagn&#xe9; sa place au panth&#xe9;on aupr&#xe8;s de plus grands.&lt;/font&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt;</description><pubDate>Fri, 02 Nov 2007 22:40:00 GMT</pubDate></item></channel></rss>